World War Z, de Max Brooks

Après Silo, restons dans la thématique de la catastrophe. Il y a quelques mois, j’ai vu la bande-annonce alléchante d’un film intitulé World War Z. D’habitude je trouve les morts vivants un peu ridicules au cinéma ; cette fois-ci pourtant, poussé par la curiosité, j’ai décidé de prendre les devants et de lire le livre d’abord.

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Je ne connaissais pas l’auteur, Max Brooks, scénariste américain et fils d’un réalisateur. Trois livres, dont deux parlant de zombies. Pas de films connus à son actif. Passons.

Le roman débute avec l’apparition, en Chine, d’un virus étrange qui se transmet par morsure. Il transforme les personnes en cadavres animés, agressifs, et insensibles à la douleur. Le « patient zéro » est contaminé par une blessure au fond d’un lac pollué. L’épidémie se propage rapidement ; pourtant on reste sceptique : si les personnes mordues se « transforment » en quelques instant, le virus ne devrait pas pouvoir voyager par mer et par air. On s’étonne alors qu’il fasse le tour du monde si vite. Il n’y a d’ailleurs pas vraiment d’explication pseudo-scientifique du phénomène, comme dans tout bon livre de SF.

World War Z est construit comme l’interview de différents personnages, qui racontent leur histoire à la première personne. L’avantage du procédé est de montrer l’histoire sous un point de vue différent à chaque fois. En contrepartie, le lecteur sait tout dès le début, puisqu’il est dans la peau d’un témoin de chaque évènement. Il n’y a donc qu’une faible part de mystère.

Ce qui déçoit, c’est que les différents narrateurs ont toujours le même le même ton, les mêmes expressions. On aurait aimé qu’un scientifique parle autrement qu’un militaire ou qu’un pompier. Les scènes d’invasion de zombies, notamment en Inde, sont excellentes, mais l’histoire n’apporte pas de nouveauté majeure au genre. En somme, un roman divertissant mais qui profite d’un effet de mode.

Ma note : 3 sur 5

 
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