Eternum, vol.1 : Le Sarcophage

Après Centaurus, revenons à la bande dessinée avec Le Sarcophage, premier tome de la série Eternum. Le scénariste n’est pas totalement inconnu puisqu’il s’agit de Christophe Bec, déjà vu sur Sanctuaire. Au dessin officie Jaouen Salaün, qui a notamment travaillé sur la série Carthago.

Eternum se situe en 2297. L’être humain a colonisé toute la galaxie. Sur Aldeman, une lune minière située au milieu de la Voie lactée, des mineurs de la compagnie CEES font une découverte exceptionnelle : un objet ressemblant à un sarcophage et d’origine très probablement extra-terrestre.

Mais dans les jours qui suivent, les mineurs commencent à avoir un comportement étrange, plus violent. Puis la lune cesse toute communication avec le siège de la compagnie.

Celle-ci envoie une mission de reconnaissance composée de scientifiques et de militaires. Arrivés sur place, ils découvrent avec horreur que le personnel de la mine s’est massacré lui-même. Ils récupèrent le sarcophage et repartent vers la Terre. Mais au cours du voyage, l’équipage manifeste le même type de troubles. Les hommes, notamment, semblent pris de pulsions sexuelles incontrôlables envers les femmes.

Au même moment, sur Terre, un rayon lumineux d’une puissance exceptionnelle est observé en provenance de la contellation de la Croix du Sud…

Ce qui m’a attiré en premier lieu dans cette BD, c’est son style graphique. L’association des couleurs (vert, bleu et noir notamment), le côté sombre de l’intérieur des vaisseaux spatiaux, le dessin réaliste, tout contribue à vous plonger dans une ambiance de SF qui rappelle un peu Alien. J’ai particulièrement apprécié le design des scaphandres et des objets, futuriste et original à la fois.

Qu’en est-il de l’histoire ? Là aussi, elle est alléchante, bien que comme d’habitude il soit nécessaire d’attendre la suite de la série pour juger. L’idée est bien sûr de poser des questions qui ne trouvent leur réponse que dans les albums suivants. Qu’y a-t-il dans le sarcophage ? Que signifie le rayon lumineux ? Les bases d’un bon suspens sont posées.

Eternum_extrait

Niveau ambiance, le scénariste d’Eternum recherche clairement à faire naitre l’angoisse chez le lecteur. Pour ceux qui l’ont vu, l’auto-massacre rappelle notamment le film Event Horizon (1997), qui mêlait SF, épouvante et fantastique. Quant au contenu du sarcophage, il évoque La Nuit des temps de Barjavel, dans un genre certes un peu différent.

L’histoire ne s’attarde que sur un seul personnage, Adam Sanders, militaire tourmenté qui tente sans succès d’oublier un passé douloureux. Dépressif, sa femme l’a quitté. Terreurs nocturnes, sautes d’humeur : il souffre d’une sorte de syndrome post-traumatique qui rappelle celui des soldats américains revenus d’Irak. Dans ce premier tome, il ne joue cependant pas (encore) de rôle réel.

Où la saga Eternum nous emmène-t-elle ? Qui sont ces moines qui prennent la fuite à l’arrivée du sarcophage sur Terre ? Que faut-il comprendre des nombreuses citations de la Genèse ? On trouve peut-être un indice sur le site de l’éditeur Casterman : le sous-titre « Et si l’origine de l’homme était une femme ? »

A suivre…

Ma note : 5 sur 5

 

Eternum_couv

 

Eternum – tome 1 : Le Sarcophage
de Christophe Bec (scénario), Jaouen (dessins)
Editions Casterman, 13,50 euros

 

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